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Est-ce que je regrette mes études ?

Voilà un sujet complexe. Suite à mon premier article sur mes débuts dans l’entrepreneuriat, j’ai mentionné mes difficultés concernant mes études. Dans ce post, je vais vous donner mon avis détaillé et sans langue de bois.

Un avenir artistique ?

Depuis que je suis toute petite, j’organise ma vie dans plusieurs compartiments, je note tout pour ne rien oublier, j’ai des carnets à tout va pour la cuisine, mon journal intime, des chansons, des citations…bref. Ma vie est déjà toute tracée sur un bout de papier, à 20 ans j’ai une voiture, à 22 je suis mariée et à 24 j’ai des gosses.

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Inutile de vous préciser que tout ne s’est pas passé comme je l’imaginais. (Et j’ai 24 ans, je ne veux pas d’enfants !!).

Arrivée au lycée, j’ai choisi l’option littéraire car je souhaitais prendre l’option arts du cirque et ce n’était compatible qu’en choisissant cette filière. Dans tous les cas, c’est quelque chose qui m’arrangeait car comme je vous l’ai dit, je ne suis absolument pas un profil scientifique.

On avait beaucoup d’heures de pratique et de théorie. On voyait de nombreuses représentations le soir pour éveiller nos sens, pouvoir avoir un regard critique, s’inspirer et ne pas être là en tant que spectateur lambda. On avait nos propres spectacles à créer pour les fins d’année, puis les épreuves de bac en parallèle en terminale. Un programme franchement chargé mais c’était mes meilleures années.

En fin de seconde m’est venue la question “est-ce que je n’en ferais pas mon métier ?” être intermittente du spectacle. Intégrer l’école des pros. Après une réflexion prolongée, je me suis rendu compte que je n’étais pas assez passionnée pour tenir le coup et en faire mon activité principale.

J’ai donc tourné ma veste vers les écoles privées ou des études commerciales, tout en ayant derrière la tête que je voulais travailler dans le milieu du spectacle mais plutôt en backstage.

Et que ce serait le rêve d’avoir sa propre entreprise, et encore mieux dans le monde des mariages.

Un avenir commercial ?

Le bac en poche, j’ai été prise dans un DUT commercial, qui regroupait beaucoup de notions et m’ouvrait un large choix de travail à la fin.

J’ai visité deux écoles privées, elles vendaient du rêve, les endroits étaient super, les étudiants avaient l’air heureux d’être là. Mais voilà, 3 ans pour ce type d’étude, ça à un coût. On parle de 10 000 euros environ à l’année, comprenant les frais de logement et les frais de scolarité. Le reste des dépenses (courses, transports etc) ne rentrent même pas dedans…Donc pour 3 ans, 30 000 euros, comment vous dire que ça fait mal.

Vous comprendrez donc mon choix pour les études commerciales. J’ai eu de la chance car ils devaient avoir un quota de filière littéraire et j’étais dedans. Dans ma classe, on était trois à sortir de L. J’ai beaucoup appris sur le marketing, la comptabilité, la négociation, on avait même des cours d’expression.

Mais, je devais fournir trois fois plus d’efforts que les autres qui avaient déjà tous eu des matières telles que les statistiques au lycée (et j’en passe). Au bout de trois mois je ne me sentais vraiment pas à ma place. Mais si j’arrêtais maintenant, j’allais faire quoi ? Pour me réorienter où ? En Staps ? (Oui, ça m’a vraiment frôlé l’esprit).

Un avenir incertain ?

J’ai décidé de m’accrocher, de serrer les dents. Au final, j’ai obtenu mon diplôme, quel soulagement.

Suite à cela, je me suis dit que j’allais tenter l’une des écoles privée que j’avais visitée au lycée. C’était possible de l’intégrer en parallèle, les deux ans que je n’avais pas fait allaient être résumés en 1 semaine…

Avec du recul, je pense que j’ai bien fait de ne pas intégrer cette école dès la première année car avec cette dernière année j’avais déjà toutes les clés en mains.

Donc nous y voilà, des frais de scolarité payés, un appartement trouvé, une nouvelle vie finalement. La filière que j’ai choisie s’appelle “Chef de Projet événementiel” et les options que j’ai prise “Wedding Planner et Arts du Spectacle” !

Idem que le DUT, j’ai eu des cours intéressants, énormément de projets et de concret, avec des clients comme Décathlon. On a eu un week-end “bootcamp” où il fallait construire un projet en 24 heures, des projets visuels, un projet de création d’entreprise. C’était vraiment poussé.

En revanche, on nous avait promis mondes et merveilles, dont de l’aide pour la recherche de nos stages (je crois que c’est ainsi partout et malheureusement on ne m’a pas du tout aidé) et qu’à la sortie de mon cursus, on trouverait du travail immédiatement. Laissez-moi rire.

En plus de ça, le covid est arrivé à ce moment-là. Donc : pas de stage, pas de travail et le monde de l’évènementiel dans un sacré pétrin. Fun.

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La suite après les études

Vous connaissez la suite si vous avez lu le premier article : j’ai rebondi après le confinement en trouvant un service civique dans un centre culturel. Ca m’a vraiment sauvé, j’ai adoré cette expérience. Les horaires me permettaient de réfléchir à mon projet tant rêvé depuis le lycée : ouvrir ma propre entreprise évènementielle.

C’est donc en 2021 que Chaudron Magic a vu le jour.

Vous me direz, “avec des si on fait rentrer un éléphant dans un tuktuk” mais si j’avais intégré l’école des intermittents du spectacle, ou que j’avais fait staps, je n’en serais pas là aujourd’hui. Alors, je prends mon parcours comme il est, avec ses forces comme ses faiblesses.

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Suivez mon actualité d’organisatrice sur Instagram : @chaudronmagic.events


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